Que s’est-il passé à la Pointe-à-Callières pour nos dentellières ?
En ce beau samedi de la fin d’août, Micheline Privé et Lise Gosselin ont pris la navette pour accoster au quai du Vieux-Port. Trimballant tout l’attirail nécessaire pour démontrer ce qu’est la dentelle aux fuseaux. Qui dit « beau temps » sous-entend multitude de badauds. Et bien, elles ont été servies. Les questions fusaient, les « kodaks » cliquetaient et Micheline a sorti son anglais du dimanche comme elle dit. Pour cette dernière, elle en était à sa première expérience. Comme quoi, faire des journées champêtres pour les débutantes peut s’avérer un événement heureux.
Dimanche. Isabelle Lalonde nous dit; « Nous avons eu une très belle journée malgré les prévisions météorologiques. Sous les regards, curiosité et admiration, surtout pour Carl ! » Il faut la comprendre, pas facile d’attirer l’attention quand on voit que c’est un homme qui manipule les fuseaux. Elle a remarqué qu’au début de la journée les gens étaient collés à notre table et plus la journée avançait et plus les gens étaient loin et semblaient être plus gênés de s’approcher et de nous poser des questions. Trop de monde peut-être à ce kiosque ?
Pour sa part, Carl nous raconte ; « C’était ma toute première expérience de marché ou tout autre événement de genre historique. Je suis arrivé là vers 8h30. Le déjeuner était fourni pour le dimanche matin donc c’était bien apprécié. Les gens ont vite afflué vers notre table. Je pense que c’est bien de dire que les gens étaient époustouflés. On a reçu bien des compliments, les gens nous filmaient les mains au travail et prenaient des photos. On répondait souvent aux mêmes questions, du genre « comment faites-vous pour vous retrouver ? ». Les gens étaient bien curieux. On a eu quelques intéressées aussi pour s’initier à la dentelle, donc à voir si elles feront le grand saut. Tout ça s’est fini soudainement quand un mur de pluie s’est abattu sur le marché et que rien n’a été épargné. Même sous notre abri on n’était pas à l’abri. On a donc tout ramassé à la hâte et le marché s’est conclu là, une heure avant la fermeture officielle. Donc une expérience à refaire, surtout que ça m’a fait du bien de sortir de mon train-train du travail.
Merci à vous quatre, chères et cher dentellièr(e)s pour votre générosité
